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Durée des études de pharmacie : combien d’années pour devenir pharmacien ?

Article publié le lundi 28 septembre 2026 dans la catégorie culture.
Durée des études de pharmacie : combien d’années pour devenir pharmacien ?
Les études de pharmacie forment un parcours long, scientifique et professionnalisant, mais leur durée dépend surtout du métier visé. Un pharmacien d’officine ou un cadre dans l’industrie ne suit pas le même chemin qu’un pharmacien hospitalier ou un biologiste médical. En France, il faut compter six ans au minimum après le baccalauréat, et généralement neuf ans pour exercer dans certaines spécialités. Voici les étapes à connaître pour évaluer concrètement le temps nécessaire et préparer son orientation.

Combien d’années d’études faut-il pour devenir pharmacien en France ?

Après le bac, la formation comporte un premier cycle de trois ans, un deuxième cycle de deux ans, puis une dernière phase qui varie selon le projet professionnel. Le diplôme d’État de docteur en pharmacie est indispensable pour exercer comme pharmacien.
Projet professionnelDurée minimale après le bacVoie suivie
Pharmacien d’officine6 ansCursus court
Industrie, affaires réglementaires, recherche privée6 ansCursus court, parfois complété par un master
Pharmacien hospitalier9 ansInternat et diplôme d’études spécialisées
Biologiste médical9 ansInternat et diplôme d’études spécialisées

Le cursus classique en six ans pour exercer en officine ou dans l’industrie

Le parcours standard conduit au diplôme d’État en six années d’études. Il s’adresse notamment aux étudiants qui souhaitent travailler en pharmacie de ville, dans l’industrie pharmaceutique, la distribution, les affaires réglementaires, la cosmétique ou certaines structures de santé. La sixième année comprend des enseignements adaptés à l’orientation choisie, des stages et la préparation de la thèse d’exercice. Cette thèse doit être soutenue pour obtenir le diplôme de docteur en pharmacie. Selon l’université et l’avancement du travail de thèse, sa soutenance peut intervenir après la fin des enseignements, ce qui décale parfois légèrement l’obtention effective du diplôme.

Le cursus en neuf ans pour les spécialités hospitalières, la biologie médicale ou la recherche

Les étudiants admis à l’internat poursuivent pendant quatre années supplémentaires après le deuxième cycle. La formation dure alors neuf ans après le bac. Elle prépare aux diplômes d’études spécialisées, notamment en pharmacie hospitalière, biologie médicale ou innovation pharmaceutique et recherche. Ce choix implique une sélection nationale exigeante et un rythme largement centré sur les stages hospitaliers. Il ouvre l’accès à des fonctions qui ne sont pas accessibles avec le seul cursus court, comme pharmacien dans un établissement de santé ou biologiste médical.

Accéder aux études de pharmacie après le baccalauréat

L’entrée ne se fait pas directement en première année de pharmacie. Comme pour les autres filières de santé, elle passe par une première année universitaire sélective. Le fonctionnement général est proche de celui décrit pour les études de médecine en France, même si les capacités d’accueil et les modalités locales diffèrent.

Le rôle du PASS et de la LAS dans l’admission

Les candidats peuvent intégrer un parcours d’accès spécifique santé (PASS) ou une licence avec option accès santé (LAS). Le PASS associe une majeure santé à une mineure disciplinaire. La LAS repose d’abord sur une licence, par exemple en biologie, chimie ou droit, complétée par une option santé. L’admission en pharmacie dépend des résultats académiques et, selon les universités, d’épreuves complémentaires orales. Le choix entre PASS et LAS doit tenir compte de ses points forts : un étudiant à l’aise en sciences fondamentales peut privilégier une licence scientifique, tandis qu’un autre peut préférer un cadre davantage orienté vers la santé.

La sélection et les possibilités de réorientation

La sélection intervient dès l’accès aux filières de santé. Ne pas être admis en pharmacie ne signifie pas perdre une année : la mineure du PASS ou la licence suivie en LAS permettent généralement de poursuivre dans une autre formation universitaire. Quelques repères utiles avant de choisir sa voie :
  • Vérifier les options proposées par chaque université et leurs règles d’admission.
  • Choisir une licence dans laquelle il est réaliste d’obtenir de bons résultats.
  • Prévoir un projet alternatif cohérent en cas de non-admission.
  • Ne pas confondre la durée théorique du cursus avec le temps nécessaire pour réussir chaque étape.

Les cinq premières années : socle scientifique, médical et pharmaceutique

Avant l’orientation définitive, les étudiants acquièrent les connaissances indispensables sur le médicament, le corps humain, les pathologies et la prise en charge des patients. Ces cinq années sont structurées en deux cycles universitaires.

Les trois années de formation générale en sciences pharmaceutiques

Les trois premières années correspondent au diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques. Elles associent chimie, biologie, physiologie, pharmacologie, microbiologie, galénique et santé publique. Les étudiants découvrent aussi le droit de la santé, la communication avec le patient et les règles de dispensation. Des travaux pratiques et des stages complètent les cours. Le stage officinal d’initiation permet notamment de comprendre le fonctionnement d’une pharmacie et la responsabilité du pharmacien. La formation ne se limite donc pas aux sciences de laboratoire : elle prépare progressivement aux enjeux cliniques et professionnels.

Les quatrième et cinquième années d’approfondissement et d’orientation

Les quatrième et cinquième années forment le diplôme de formation approfondie en sciences pharmaceutiques. Les contenus deviennent plus appliqués : thérapeutique, analyse biologique, qualité, pharmacovigilance, pharmacie clinique et gestion des produits de santé. C’est aussi le moment où l’étudiant précise son projet : officine, industrie, internat, recherche ou biologie. Des enseignements électifs et des stages aident à comparer les débouchés. Cette phase ressemble, dans son principe d’orientation progressive, aux parcours d’autres professions de santé, comme les études de sage-femme ou la formation infirmière, dont la durée et l’organisation sont toutefois différentes.

La sixième année selon le projet professionnel choisi

À l’issue de la cinquième année, deux voies se distinguent : le cycle court, pour une insertion professionnelle hors internat, et le cycle long pour les étudiants reçus à la sélection de l’internat.

Le parcours court pour l’officine, l’industrie et les autres débouchés

La sixième année du cycle court comprend une orientation professionnelle. En officine, l’étudiant réalise notamment un stage de pratique professionnelle de longue durée. Il apprend à sécuriser la délivrance des traitements, accompagner les patients et participer aux missions de prévention. Pour l’industrie ou d’autres secteurs, la formation peut intégrer des stages en entreprise et des enseignements spécialisés. Un master, un diplôme universitaire ou une année de césure peut renforcer un profil, mais ne constitue pas une obligation pour obtenir le diplôme d’État. Ces compléments peuvent porter la durée totale au-delà de six ans.

L’internat pour poursuivre vers une spécialisation

L’internat est accessible après la cinquième année, sur sélection nationale. Il convient aux étudiants visant des missions hospitalières, la biologie médicale ou la recherche spécialisée. Il ne s’agit pas d’une simple année supplémentaire : c’est un cursus professionnalisant de quatre ans, avec statut d’interne et responsabilités progressives. Le choix doit être mûri tôt, car sa préparation s’ajoute aux exigences du deuxième cycle. Il est utile de comparer cette voie avec d’autres formations longues de santé, telles que le cursus présenté dans ce guide sur la durée des études de kinésithérapie.

Les quatre années d’internat en pharmacie

L’internat associe enseignements universitaires, stages dans des structures agréées et préparation d’un diplôme d’études spécialisées. Il permet d’acquérir une expertise difficilement accessible dans le cursus court.

Pharmacie hospitalière, biologie médicale et innovation pharmaceutique

Les principales spécialités couvrent la pharmacie hospitalière, la biologie médicale et l’innovation pharmaceutique et recherche. Les missions varient fortement : gestion sécurisée des médicaments à l’hôpital, analyses biologiques, essais cliniques, recherche ou évaluation des produits de santé. La spécialité choisie détermine les lieux de stage et les compétences développées. Il est donc important de se renseigner sur le contenu réel des postes plutôt que de choisir uniquement selon la durée ou le prestige perçu.

Concours de l’internat, stages hospitaliers et diplôme d’études spécialisées

La sélection nationale conditionne l’accès à l’internat et le rang obtenu influence les choix de spécialité et de subdivision. Durant quatre ans, l’interne alterne stages, gardes selon le terrain, enseignements et travaux universitaires. À l’issue du parcours, la validation du diplôme d’études spécialisées, de la thèse d’exercice et des obligations de formation permet d’exercer dans la spécialité concernée. Le cursus est exigeant, mais il offre une expérience professionnelle concrète dès la formation.

Les éléments qui peuvent prolonger la durée des études de pharmacie

Les six ou neuf ans annoncés correspondent à un parcours sans interruption. En pratique, plusieurs situations peuvent allonger le calendrier : redoublement, réorientation après un PASS ou une LAS, année de césure, mobilité internationale, préparation d’un double diplôme ou réalisation d’un master. La thèse peut également nécessiter un délai supplémentaire si le sujet demande une collecte de données importante ou si sa rédaction avance lentement. Enfin, certains projets professionnels, surtout dans l’industrie et la recherche, valorisent une spécialisation complémentaire. Le bon repère reste donc le suivant : prévoir six ans pour devenir pharmacien, et neuf ans pour exercer une spécialité via l’internat, puis ajuster selon son projet personnel.

Choisir sa voie dès les premières années

Le parcours menant au métier de pharmacien demande un engagement durable, mais il reste progressif : les premières années permettent de consolider les bases scientifiques avant de préciser son projet. La différence essentielle se situe entre le cursus menant rapidement à l’officine ou à l’industrie et la voie de l’internat, réservée aux spécialisations hospitalières, biologiques ou de recherche. Le projet professionnel détermine donc le temps à prévoir, davantage que le seul choix initial de la filière. Avant de candidater, il est utile de comparer les matières enseignées, les stages et les conditions d’exercice envisagées. Anticiper son orientation aide à choisir entre PASS et LAS, puis à préparer sereinement les étapes les plus sélectives du cursus.

Questions fréquentes

Peut-on faire des études de pharmacie en alternance ?

L’alternance n’est pas le mode d’organisation habituel du cursus conduisant au diplôme d’État. La formation comprend toutefois des stages obligatoires en officine, à l’hôpital, en laboratoire ou en entreprise selon l’orientation. Certains masters complémentaires, surtout dans l’industrie, peuvent ensuite être proposés en alternance. Les modalités dépendent de chaque université et du diplôme préparé.

Est-il possible de devenir pharmacien après une licence scientifique ?

Oui, une licence avec accès santé permet de candidater aux études de santé tout en suivant une majeure disciplinaire, comme la biologie ou la chimie. Cette voie convient particulièrement aux étudiants souhaitant conserver une poursuite d’études cohérente si l’admission n’aboutit pas. Elle ne supprime pas la sélection, mais offre un parcours universitaire progressif.

Un diplôme de pharmacien obtenu à l’étranger permet-il d’exercer en France ?

Cela dépend du pays où le diplôme a été délivré et de la situation du professionnel. Les qualifications obtenues dans l’Union européenne peuvent relever de règles de reconnaissance spécifiques, tandis que les diplômes d’autres pays demandent généralement des démarches supplémentaires. Il faut vérifier sa situation auprès des autorités compétentes avant d’envisager une installation ou un emploi.

Peut-on travailler avant la fin du cursus ?

Oui, certains étudiants occupent des emplois compatibles avec leur niveau de formation, notamment comme étudiants en pharmacie sous les conditions prévues par la réglementation et avec l’encadrement requis. Ces expériences permettent de découvrir le quotidien d’une officine ou d’un autre secteur, mais elles ne remplacent ni les stages, ni la validation des enseignements, ni le diplôme final.

Chiffres clés du parcours

  • 3 ans : le premier cycle universitaire construit les bases en sciences du médicament, biologie, chimie et connaissances médicales. Il comprend aussi les premiers stages et la découverte des missions du pharmacien.
  • 2 ans : le deuxième cycle approfondit la thérapeutique, la pharmacie clinique, la qualité et les orientations professionnelles. C’est durant cette période que l’étudiant prépare plus précisément son projet d’exercice.
  • 1 an ou 4 ans : la dernière phase dure 1 an dans le cursus court, soit 6 ans au total après le bac. L’internat ajoute 4 ans, pour atteindre 9 ans dans les spécialités concernées.


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